Le village est arrosé par la Loisne, traversé par l’autoroute A 26 et fait partie du canton de Béthune-Est.

Son point culminant, le Mont-sans-Pareil , est situé à  27 mètres au-dessus du niveau de la mer. La partie la plus basse est à 18 mètres. Cette partie basse était jadis terre de marécages.

VERQUIGNEUL

Nombre d’habitants : 1837  (recensement de 1999)

Superficie : 3456 hectares

1144      Werkeniul

1261      Werkignuel

1372      Werkigneul

1462      Verquineul

1507      Verquinoeul

1724      Werquigneulle

Au XVII   Werquigneuille

Quelques fêtes et  expressions de Verquignol.

 

La Sainte Barbe

Ce qui reste à  l'esprit plus particulièrement est l'expression : "quinzaine Sainte Barbe".

Une douzaine de jours avant la fête, beaucoup de mineurs (volontaires) restaient au fond de la mine où ils dormaient même, pour abattre le plus possible de travail pour gagner plus d'argent en prévision de la fête. Leurs épouses et filles leur apportaient à manger au carreau et les repas descendaient par la cage ( jusqu'en 1914). Parmi les vieilles personnes du village reste une locution familière: "le curé a fait sa quinzaine Sainte Barbe", lorsqu'il a célébré beaucoup de cérémonies la semaine.

Ce jour là , tous les mineurs assistaient à  une messe . A Noeux les Mines, les ingénieurs devaient porter un cierge! les hommes étaient en tenue, leur barrette bien cirée. L'après-midi se passait dans les cafés à  danser au son de l'accordéon, à jouer à la toupie, au billon. Il y avait 24 cafés au village dont une bonne douzaine autour de la fosse. En effet avant 1920 on payait les mineurs dans les cafés. Les mineurs de Verquigneul travaillaient à la fosse 8 de Verquin, une rue simple à traverser.

De nos jours, la Sainte Barbe est restée une fête chomée, jusqu'à  la récession (68 pour Verquigneul).Actuellement elle est encore vivace en tant que fête des médaillés du travail (messe + banquet, un dimanche).L'église abrite toujours une statue de la Sainte Patronne; celle-ci était sortie et promenée dans les rues du village par les mineurs lors des deux processions annuelles. (juin et 15 août).

 

Faire Bourdis      Epoque fin du XIXème.

A la Saint Jean-Baptiste, le 24 juin, la fête païenne du solstice d'été était récupéré par la religion et on "faisait bourdis" à  ch'ti boclet au p'tit bois (endroit situé près du marais qui était moins important qu'à  présent).Une procession qui partait de l'église et on sautait au dessus des feux. Le terme "bourdis" viendrait du mot brandons que l'on retrouve dans un terme local "bours" qui désignait un feu allumé autour d'un bâton pour détruire les chenilles. Bourdis désignaient les feux allumés au premier dimanche de carême, dans de nombreux villages d'Artois. En 1888 plus de quarante village d'Artois la pratiquaient encore.

Le mariage de Verquigneul

Il faut signaler d'abord que la seigneurie de Verquigneul était fort important. Cette famille quitta le village au XIV siècle.    Lorsqu'une des dames de Verquigneul épousa un jour un de ses valets la réprobation fut profonde et on créa à  cette occasion un jeu où le valet et la dame étaient associés.

La Sainte Eloi                  Fêtes des cultivateurs à  Verquigneul.

Elle remonte au plus loin de la mémoire des fermiers et de leurs aîeux. Elle consistait essentiellement en une messe avec une bénédiction de morceaux de pain que les fermiers mangeaient et dont ils donnaient une part aux bêtes. (symbolique santé et fécondité). Au pain est venu s'ajouter le pain-gâteau plus particulièrement réservé aux humains (vers 1930-abbé Charles).

Chacun à  son tour les fermiers payaient la messe et le gâteau. Celui qui recevait la croûte prenait la suite l'année suivante. Les vieux fermiers continuent la cérémonie, les jeunes la suivent peu. Aussi ce sont souvent les mêmes qui payent. Une messe et un banquet marque ce jour.